Dugarry dénonce le mensonge du mercato alors que l’OM se serre la ceinture et sacrifie huit joueurs sans recrue
Alors que l’Olympique de Marseille est contraint de réduire drastiquement son train de vie sous la menace des instances, Christophe Dugarry, ancien attaquant des Olympiens, accuse le club d’avoir menti aux supporters depuis des années, dénonçant un mensonge qui aurait pu être atténué par une marge de cinquante millions d’euros.
L’OM vit une crise financière qui l’oblige à réduire drastiquement la voilure de son train de vie. Le club risque d’attirer la colère des instances nationales et internationales du football s’il ne se conforme pas.
Ce été, le club marseillais a sacrifié huit joueurs sans en recruter un seul. Aucun nouveau joueur n’a été engagé pendant le mercato.
Aussi, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) n’a pas encore été satisfaite, selon le nouveau président des Olympiens Stéphane Richard. Le club doit encore répondre aux exigences de la DNCG pour éviter des sanctions.
Une crise financière imposée
« On a menti aux supporters toutes ces années. Même en se qualifiant pour la Ligue des champions l’année dernière, ça n’aurait absolument rien changé du tout. Les 50 millions d’euros de marge dégagée cet été à l’issue du mercato, ça aurait ramené un peu de beurre dans les épinards, mais tu aurais dû vendre, tu n’aurais pas pu recruter en achetant des joueurs pour être performant en Ligue des champions. »
Sans exonérer le propriétaire Frank McCourt, Dugarry reproche aux dirigeants précédents d’avoir adopté une stratégie vouée à l’échec. « Ce qui me frappe le plus, c’est que les dirigeants précédents se sont engouffrés dans une stratégie qui ne pouvait pas fonctionner… Que McCourt n’ait pas eu la lucidité de dire : « Stop ! » à un moment, » ajoute-t-il. Il dénonce également la pratique de réaliser trente transferts par saison, ce qui, selon lui, « pue » et désordonne le club.
Christophe Dugarry pointe également du doigt l’ancien président Pablo Longoria, qu’il accuse d’avoir été nommé président après avoir déjà, en tant que directeur sportif, laissé « puait » la gestion du club. Il estime que Longoria a reçu les pleins pouvoirs pour poursuivre un « grand n’importe quoi » et que McCourt, malgré ses investissements, a commis de nombreuses erreurs.
Le pari qui a échoué
Stéphane Richard reconnaît qu’un pari a été fait par des dirigeants trop joueurs : recruter des cadres coûteux pour viser la Ligue des champions. Il note que, malgré ces recrutements onéreux, l’OM n’a pas réussi à se qualifier pour la Ligue des champions cette saison. Richard se montre incertain quant à la responsabilité exclusive de Pablo Longoria, déclarant « je ne sais pas… ».
Ce contraste entre la contrainte budgétaire imposée et les accusations de mensonge montre que l’OM doit repenser sa stratégie financière avant d’envisager de nouveaux projets sportifs. Une réorientation réaliste apparaît comme la seule issue possible.