Journalistes sénégalais contre la presse belge au penalty contesté
Après un match nul 2‑2 en Coupe du monde entre la Belgique et le Sénégal, les journalistes sénégalais ont éclaté de colère, dénonçant un penalty accordé à la 119ᵉ minute aux Diables Rouges et affirmant une faute non sifflée précédant le but d’égalisation de Youri Tielemans, tandis que les médias belges ont gardé un ton plus mesuré.
La presse sénégalaise a soutenu qu’une faute non signalée sur un défenseur avant le but de Tielemans aurait dû être sifflée. Elle a suggéré que le joueur a poussé le défenseur pour gagner en hauteur et a trompé le gardien Diaw, qui était complètement hors de sa ligne.
Plus tôt dans le tournoi, les journalistes belges ont été confrontés à un comportement inhabituel lors du match contre l’Égypte, une situation qu’ils ont décrite comme différente de l’étiquette habituelle de la salle de presse. En revanche, les journalistes sénégalais ont célébré les actions clés comme des supporters, tout en restant respectueux, et ont réagi vivement à certaines phases de jeu.
En Belgique, il est d’usage que les médias adoptent une approche plus mesurée, mais le scénario de mercredi a incité beaucoup à sortir de l’arrière‑plan et à exprimer leurs opinions.
Lorsque l’arbitre a accordé un penalty à la 119ᵉ minute à la Belgique, plusieurs journalistes sénégalais ont laissé éclater leur colère, l’un d’eux criant : « C’est toujours la même chose, c’est l’Afrique. La FIFA est corrompue, félicitations pour votre victoire corrompue. » Ce commentaire a suscité à la fois l’hilarité et le malaise parmi les spectateurs du stand de presse.
Youri Tielemans, le capitaine belge, a ensuite été interrogé par un journaliste africain sur l’erreur présumée. Tielemans a répondu que toute faute perçue n’était que son opinion, insistant sur le fait qu’il avait utilisé ses bras naturellement et qu’il ne sentait pas avoir commis d’erreur.
Concernant le penalty, Tielemans a déclaré que le tacle sur lui était venu de l’arrière et ne laissait aucun doute quant à la décision. Il a ajouté qu’il était le tireur désigné, que Romelu lui avait confié le tir au point, et qu’il avait confiance en sa propre qualité pour transformer le tir au but.
Ces réactions contrastées mettent en lumière un choc culturel entre les médias sénégalais, qui traitent les moments du match comme des événements festifs, et les journalistes belges, qui privilégient la retenue. Cet épisode pourrait façonner les futures interactions entre les deux corps de presse au fur et à mesure que la Coupe du monde progresse.