L’OM mise sur le jeune Marocain Ibrahim Gomis pour adoucir le mercato
Dans les couloirs du Vélodrome, le silence règne alors que l’OM n’a pas recruté le moindre joueur durant le mercato estival, une première historique pour le club. Face à cette austérité, le technicien mise sur le jeune gardien marocain Ibrahim Gomis, prometteur mais encore en réserve.
Le vide laissé par Rulli
Geronimo Rulli a quitté l’OM, vendu à Manchester City, ce qui a laissé le poste de gardien principal vacant. Jeffrey de Lange a repris le statut de numéro un, mais son maintien suscite encore des interrogations. Le chantier des gardiens symbolise ainsi l’austérité du mercato.
Ibrahim Gomis, âgé de vingt‑et‑un ans, mesure deux mètres et évolue actuellement avec la réserve. Sous contrat jusqu’en deux mille vingt‑huit, il possède déjà un CV prometteur, ayant remporté la Coupe du monde U20 avec le Maroc. Son profil franco‑marocain en fait une option intéressante pour l’OM.
Une tradition d’instabilité
Depuis le début des années deux mille, le poste de gardien à Marseille a connu de fréquents changements : Stéphane Trévisan, Stéphane Porato, Damien Grégorini puis Vedran Runje se sont succédés. Cette succession rappelle l’incertitude actuelle, même si Runje avait fini par s’imposer au Vélodrome. Le souvenir de ces périodes renforce la pression sur les choix actuels.
Promouvoir Gomis permettrait à l’OM d’éviter le salaire d’un gardien expérimenté, offrant ainsi une perspective économique à la Commanderie. La solution interne répond à la volonté de réduire les dépenses dans un mercato où aucun nouveau joueur n’a été recruté. Elle ne résout toutefois pas toutes les inquiétudes liées à la solidité du poste.
Selon Mohamed Toubache‑Ter, les discussions s’intensifient pour officialiser Ibrahim Gomis comme deuxième gardien du groupe professionnel. Toubache, analyste du club, estime que la promotion du jeune talent apporterait une note positive sans compenser le grand dégraissage. De plus, le club espère que cette décision rassurera les supporters face à l’absence de renfort extérieur.
En misant sur un joueur issu de son centre de formation, l’OM montre que même dans un mercato historiquement austère, la stratégie peut reposer sur la jeunesse locale. Cette orientation pourrait inspirer d’autres clubs confrontés à des restrictions budgétaires, tout en rappelant que la stabilité du poste de gardien reste un défi permanent à Marseille.