Le départ tardif de Facundo Medina de l’OM hante chez Bayer Leverkusen

Dans les couloirs de la Commanderie de l’OM, les visages familiers restent gravés dans la mémoire de Facundo Medina, qui a quitté le club pour le Bayer Leverkusen sans pouvoir dire au revoir. Son départ tardif, survenu à la fin de la saison, le hante encore aujourd’hui.
Il n’a pas seulement quitté un club et un vestiaire lorsqu’il a rejoint le Bayer Leverkusen. Son départ tardif l’a également empêché de saluer plusieurs personnes croisées quotidiennement pendant sa saison à Marseille.
Quelques mois plus tard, le défenseur argentin reconnaît que cet épisode continue de le déranger. Medina n’est jamais repassé par la Commanderie, « J’y ai rencontré des amis et je n’ai pas pu leur dire au revoir », confie‑il dans un entretien accordé à L’Équipe.
Après la Coupe du monde, l’ancien Lensois était auprès de sa famille et ne savait pas encore s’il quitterait Marseille. Sa décision de rejoindre Leverkusen a finalement été prise au dernier moment, avant son retour prévu dans la cité phocéenne.
Un regret envers le personnel de l’OM
Le défenseur n’a donc jamais pu revenir à la Commanderie pour prendre congé des salariés de l’OM. Il pense notamment aux intendants et à toutes les personnes qui, selon lui, « laissent leur vie pour le bien du club » en réalisant un « travail invisible » auprès des joueurs.
Medina ne cite pas seulement ses anciens coéquipiers : son regret concerne surtout ceux que le public connaît rarement. La perspective de retrouver l’OM avec Leverkusen possède ainsi une dimension très personnelle.
Il espère pouvoir enfin revoir certains amis et salariés qu’il avait quittés sans explication directe. Son départ ne s’est pas accompagné d’une longue cérémonie ni d’adieux organisés : il s’est décidé dans l’urgence, après une saison perturbée par les blessures.
Derrière les mouvements de plusieurs millions d’euros et les annonces de mercato, son témoignage rappelle que certains départs laissent aussi des histoires humaines inachevées. C’est ce détail, plus que son changement de club, qui semble encore gêner l’Argentin.