Le retard de la DNCG met à mal la reprise du FC Nantes par Paulo Tavares

Le FC Nantes n’a toujours pas changé de propriétaire malgré la signature d’un protocole de vente le 29 septembre entre la famille Kita et Phenix Sports Invest, le groupe dirigé par Paulo Tavares. Les Kita, Waldemar et Franck, dénoncent la lenteur du processus, qui dépend désormais de l’approbation de la DNCG.
Un dossier financier scruté par la DNCG
La DNCG exige une garantie de 25 millions d’euros bloqués, des justificatifs d’origine des fonds, le détail de l’actionnariat et un plan de financement sur trois ans. Un rapport indépendant sur les repreneurs fait également partie des pièces demandées. Tant que ces documents ne seront pas transmis et examinés, aucune audition ne pourra être organisée.
Conséquences pour les parties prenantes
Le calendrier initial, prévoyant la remise du dossier le 14 octobre, a glissé ; au 18 octobre, de nombreuses pièces manquaient encore et aucune date d’audience n’était fixée. Le comité social et économique du FC Nantes a rendu un avis défavorable à l’unanimité, exprimant des inquiétudes sur la fiabilité du projet et l’avenir des salariés.
Paulo Tavares et ses associés affirment travailler sur les démarches administratives et juridiques afin de présenter un dossier complet, préférant ne pas précipiter une audition qui pourrait compromettre la reprise.
Les Kita restent aux commandes du club ; ils étaient présents à la Beaujoire samedi lors de la défaite 2‑3 contre Dunkerque, un résultat qui a encore assombri le contexte sportif autour du FC Nantes.
Emmanuel Merceron a résumé la situation sur les réseaux sociaux, soulignant la difficulté de savoir si ces délais sont exceptionnels ou la nouvelle norme de rachat de club, et rappelant que « c’est long, et donc les Kita s’impatientent aussi visiblement ».