Nations League
Le verdict de Zlatan et le retour des Diables Rouges : deux faces de la même pièce de Coupe du Monde
Les moteurs de l'A330 se sont mis en marche à l'aéroport international de Los Angeles, à destination de l'aéroport de Bruxelles. Avant le vol de 11 heures, l'équipe nationale belge se préparait à quitter les États‑Unis, son rêve de Coupe du monde éteint par l'Espagne en quarts de finale.
Lamine Yamal, l'attaquant adolescent, avait déjà tracé des lignes dans le sable. Quelques heures avant le coup d'envoi, il a averti la France que l'Espagne ne serait pas l'équipe qui arrêterait la marche de La Roja vers une troisième finale consécutive. « Aucune équipe n’a réussi à rivaliser avec nous », a déclaré Yamal à TVE. « Tout le monde échoue face à nous. Si une équipe doit nous craindre dans ce tournoi, c’est bien elle. »
Zlatan Ibrahimović, le consultant franc franc, a réservé ses piques les plus acerbes à Rudi Garcia. « J’attribue l’entière responsabilité de cette défaite à l’entraîneur belge », a déclaré le Suédois. « Sa décision a coûté le match à son équipe. » Ibrahimović faisait référence à la substitution de Thibaut Courtois, qui a insisté après le match qu’il aurait pu continuer mais qu’on lui a demandé de quitter le terrain.
Le retrait de Courtois a fait entrer Senne Lammens dans les buts belges, et l’erreur du gardien de Strasbourg a permis le but tardif de l’Espagne inscrit par Oihan Merino. « Comment pouvez‑vous retirer Courtois et mettre Lammens, alors que Penders reste sur le banc ? », a demandé Courtois. « Est‑ce parce que Lammens joue pour Manchester United et Penders pour Strasbourg ? On ne choisit pas le gardien de son équipe nationale ainsi. »
L’avion des Diables Rouges a atterri à Bruxelles dimanche matin à 10 h, marquant la fin de leur aventure en Coupe du monde. L’effectif s’est dispersé vers leurs clubs, beaucoup reprenant les matchs de la Ligue des Nations à partir du 25 septembre. La génération dorée de Belgique peut être en déclin, mais Ibrahimović et d’autres estiment que le groupe actuel a montré suffisamment pour ne pas devenir les sous‑performeurs de l’Europe.
Rudi Garcia, l’entraîneur français, a refusé de rejeter la faute après la défaite 2‑1. « L’équipe belge a offert aux champions d’Europe un vrai match », a‑t‑il déclaré. « Nous ne devons pas pointer du doigt les joueurs. » Les adieux émouvants de l’équipe comprenaient des embrassades avec la famille et les amis dans les tribunes, un instant capturé au moment du coup de sifflet final.
Youri Tielemans, s’exprimant après le match, a souligné son propre malheur : une blessure lors de l’échauffement qui l’a empêché de jouer contre l’Espagne. « Je n’ai pas pu jouer », a‑t‑il déclaré. « C’est difficile de regarder depuis les tribunes. » L’absence du milieu de terrain a mis en évidence les marges très fines qui séparaient la Belgique d’un retour en demi‑finale.
Le but tardif de l’Espagne, inscrit par Merino, a scellé le destin de la Belgique. La défaite en quarts de finale a mis fin à une campagne qui promettait tant mais n’a livré que du chagrin. Désormais, l’attention se tourne vers la reconstruction et le prochain chapitre sous la houlette de Garcia, dont l’avenir reste un sujet de débat parmi les supporters et les commentateurs.