Mercato : l’OM se libère d’une masse salariale étouffante
Dans le vestiaire du stade Vélodrome, les dirigeants de l’Olympique de Marseille signent les derniers papiers du mercato, alors que la nuit du mardi soir apporte enfin un souffle de soulagement après un été de ventes inexistantes. Le propriétaire Frank McCourt, fatigué d’éponger les dettes chaque saison, a conclu un accord avec la DNCG pour alléger la masse salariale des Phocéens.
Ventes majeures pour alléger les comptes
Les seules opérations réalisées ont concerné Mason Greenwood, vendu pour trente‑neuf millions d’euros, Facundo Medina, cédé pour vingt‑trois millions d’euros, et Pierre‑Emerick Aubameyang, parti pour un million cinq cent mille euros. Ces transferts n’ont pas suffi à réduire la masse salariale comme espéré, laissant les gros salaires sans acquéreur.
Les salaires de Nayef Aguerd, Emerson et Pierre‑Emile Hojbjerg restent élevés, aucun club n’ayant trouvé preneur, tandis que le président Pablo Longoria ne parvient pas à renflouer les caisses du club.
Départs et perspectives d’avenir
Un joueur quitte toutefois l’Olympique de Marseille en cette fin de mercato : Quinten Timber, milieu néerlandais de vingt‑cinq ans, voit son transfert vers Crystal Palace se concrétiser, ce qui pourrait rapporter environ dix‑huit millions d’euros. Recruté en janvier pour quatre millions cinq cent mille euros, il perçoit un salaire de trois cent vingt mille euros par mois.
Crystal Palace s’apprête à recruter le milieu néerlandais Quinten Timber
L’agence Unique Sports, mandatée par l’entourage de McCourt, a d’abord proposé Timber à des clubs turcs avant que le club londonien ne revienne sur le marché mardi soir.
Le technicien Bruno Genesio a conservé son unique crack offensif, Igor Paixao, ainsi que l’avant‑centre Amine Gouiri, malgré la pression financière. Pierre‑Emile Hojbjerg, Geoffrey Kondogbia, Nayef Aguerd et Igor Paixao sont désormais les seuls à percevoir plus de trois cent mille euros mensuels.
Ces mouvements illustrent la volonté des Phocéens de réduire drastiquement une masse salariale jugée affolante, même si les économies attendues restent limitées. Le mercato de cet été se clôt ainsi avec un soulagement partiel, mais la nécessité de nouveaux ajustements demeure évidente.