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Noyau de Union Sint‑Gillis devance les rivaux malgré un effectif réduit
Par un samedi ensoleillé au Stade Joseph Marien, le banc de l’Union Saint‑Gilloise comptait des joueurs tels qu’Olaru, Florucz, Rodriguez et De Roeve, une composition qui souligne la profondeur du noyau de David Hubert malgré l’effectif modeste de 26 joueurs du club et l’élan de début de saison qu’ils ont généré.
Taille de l’effectif et profondeur
L’Union Saint‑Gilloise se dirige vers octobre avec un noyau de vingt‑deux joueurs de champ et quatre gardiens, totalisant vingt‑six membres dans la Jupiler Pro League. Ce chiffre est inférieur à celui de Gent, RSC Anderlecht (trente‑trois), Anvers et Genk (trente‑et‑un) ou Bruges (vingt‑huit). Pourtant, la taille réduite se traduit par une densité de joueurs plus élevée, un point souligné par Stéphane Lecaillon.
Le club ne compte pas sur de jeunes talents formés en interne dans l’équipe A, mais la qualité des joueurs disponibles compense. Un banc qui comprend Olaru, Florucz, Rodriguez et De Roeve offre un vaste réservoir d’expérience et de pedigree international. Leur expérience internationale combinée apporte une flexibilité tactique rarement observée dans des clubs de taille similaire.
Approche de l’entraîneur et répartition des minutes
L’entraîneur David Hubert insiste sur une philosophie de responsabilité collective. « Nous aimons travailler avec un noyau où chacun sait qu’il aura un rôle à jouer », a déclaré Philippe Bormans après la blessure du milieu de terrain argentin Kevin Mac Allister, ajoutant que le club ne signera pas de défenseur gratuit pour compenser la perte. « Tous les joueurs transférés ont de la qualité et un rôle à jouer. C’est à eux de le démontrer », a-t-il poursuivi.
Seuls deux membres de l’effectif n’ont pas encore joué cette saison : Anouar Ait El Hadj, pris dans une complication post‑transfert, et Ivan Pavlic, écarté au milieu de terrain. Chibani se remet toujours d’une blessure de pré‑saison, tandis qu’Aquino a accumulé dix minutes alors qu’il s’adapte à la compétition européenne. Au total, Hubert a aligné vingt‑et‑une joueurs différents en championnat et en Europa League, contre quinze sous son prédécesseur Leko.
La saison dernière, le club a eu davantage de membres de l’effectif soit inutilisés – Kavlashvili, Teunckens, Pavlic et Guilherme – soit limités à moins de quarante‑cinq minutes – François, Barry, Makate, Giger et Fuseini. La rotation accrue a également permis de maintenir les niveaux de performance face au calendrier chargé de championnat, d’Europa League et de coupes.
Valeur et productivité du banc
Transfermarkt estime l’effectif de l’Union Saint‑Gilloise à 93,7 millions d’euros, le quatrième plus cher de l’élite belge derrière RSC Anderlecht (93,8 millions d’euros), Genk (98,5 millions d’euros) et Bruges (199 millions d’euros). Lorsque le total est divisé par les vingt‑six joueurs, le coût moyen atteint 3,6 millions d’euros par individu, plaçant le club en deuxième position seulement derrière une équipe intouchable évaluée à 7,11 millions d’euros par joueur.
Contre Anvers, le banc comptait Florucz, Olaru, Rodriguez et Aquino – chacun évalué à plus de 3 millions d’euros – illustrant la profondeur financière. De Roeve, fraîchement sorti d’une solide performance avec les U21 belges, et Rob Schoofs seraient titulaires dans les trois‑quarts des autres clubs de la ligue. Les neuf remplaçants ce jour-là valaient collectivement 23 millions d’euros, contre 14 millions d’euros l’an précédent.
Raul Florucz a déjà inscrit trois buts après être sorti du banc, ce qui lui a valu le surnom de « supersub » du championnat. Au total, l’Union compte cinq buteurs en Pro League – Florucz, Hurrevent, Guilherme, Mofokeng et De Roeve – et trois passeurs décisifs – Rodriguez, Schoofs et Fuseini – faisant de leur banc le plus prolifique du plus haut niveau. De telles contributions ont propulsé l’Union en tête du tableau après sept journées, avec une différence de buts supérieure.