Plus de 200 résidents protestent à Vorst contre le Union‑stadion
Plus de 200 personnes se sont rendues mardi soir au conseil communal de Vorst pour protester fermement contre la construction d’un nouveau stade Union Saint‑Gilloise sur le site de Bempt ; le collectif citoyen Alliance Bempt a exigé du texte et des explications, tandis que les opposants souhaitent refuser la vente du terrain.
Préoccupations environnementales d’Alliance Bempt
Alliance Bempt dénonce l’impact du projet sur la biodiversité, le risque d’inondation et les quartiers voisins. Selon Alliance Bempt, la vente du site va également à l’encontre des ambitions climatiques de la commune bruxelloise et ne résout pas les problèmes budgétaires de Vorst. « Il est grand temps de mettre fin à la durcissement du sol », a déclaré un porte-parole du collectif.
Le collectif a demandé aux membres du conseil communal de soutenir un éventuel recours contre les permis régionaux et a appelé à étudier, avec les résidents, des sites alternatifs.
Plans de stade et réactions politiques
Le projet prévoit un stade de 15 881 places assises ; fin juin, la commission de concertation a donné un avis favorable avec des garanties supplémentaires concernant la mobilité, la limitation du bruit, la gestion de l’eau, la biodiversité et la sécurité. Vorst s’est abstenu lors de ce vote, tandis qu’Ukkel a exprimé un avis minoritaire défavorable.
Le maire Charles Spapens (PS) a confirmé qu’il veut garder Union à Vorst, à condition que les exigences fixées soient respectées. Il a souligné que la vente du terrain dépend des permis nécessaires et du respect des directives environnementales et de mobilité. « Il s’agit sans aucun doute d’une densification importante du site, ce qui nécessite la plus grande vigilance quant aux conséquences pour l’environnement, l’approvisionnement en eau et le climat », a-t-il déclaré.
Le projet comprend 17 000 mètres carrés de surface pavée, dont 9 000 mètres carrés sont déjà pavés. Le parc de Bempt reste hors du plan, et un passage vers la Senne est financé afin de réduire le risque d’inondation.
Le collège considère qu’un éventuel recours serait prématuré et affirme qu’il est compétent pour évaluer les projets soumis, pas pour élaborer des alternatives de manière autonome.