Eredivisie
Un débat linguistique éclate alors que Van Bommel prend les rênes belges
Hier à 23 h 28, un bureau tranquille de Bruxelles bourdonnait alors que l’annonce de la nomination de Mark van Bommel comme nouveau coach des Diables Rouges (Diables Rouges) était faite. Le tic tardif de l’horloge soulignait le changement soudain dans la hiérarchie de l’équipe nationale.
La nomination de l’entraîneur néerlandais (Nederlandse) est devenue un sujet brûlant, surtout parce que le coach ne parle pas français (Frans). La discussion est la plus intense dans la partie francophone de Belgique, où la politique linguistique croise souvent le sport.
Selon Pieter‑Jan Calcoen, rédacteur sportif de Het, les critiques sont exagérées. « Selon Pieter‑Jan Calcoen, la réaction est exagérée, » a-t-il déclaré à RTBF, soulignant que les capacités de l’entraîneur devraient être le centre d’attention.
Van Bommel a déclaré qu’il apprendrait le français rapidement, mais Calcoen a noté que choisir un entraîneur belge n’a jamais été facile. « Il n’y avait pas beaucoup de choix à ce moment‑là » (selon), a‑t‑il expliqué, faisant référence au nombre limité de candidats.
Calcoen a énuméré les options belges qui ont été écartées : Hein Vanhaezebrouck aurait été difficile, Philippe Clément veut emmener son club en Premier League, ils ont parlé avec Thomas Pocognoli mais il est encore trop jeune, et Vincent Kompany n’était tout simplement pas une option.
Le débat linguistique, ajoute Calcoen, n’est pas entièrement logique. Il s’est rappelé le limogeage de Rudi Garcia, en disant : « J’entends beaucoup dire que Garcia a été licencié parce qu’il ne parlait pas néerlandais, mais ce n’est pas vrai. Il a été nommé par les mêmes personnes qui ont ensuite décidé de ne pas continuer, et la langue n’a jamais été un problème pendant deux ans. » Il a également souligné que la presse flamande se moque souvent de la langue des entraîneurs, pourtant ici l’entraîneur parle davantage néerlandais, ce qui n’affectera jamais les résultats.
Van Bommel lui‑même a exprimé sa surprise face à l’ampleur de la discussion. « Je suis un peu surpris par le remue‑ménage actuel, » a‑t‑il dit à RTBF. Calcoen a conclu que le facteur décisif était le profil sportif de Van Bommel : clarté tactique, expérience au plus haut niveau, et sa façon de gérer les joueurs qui ont fait de lui le candidat approprié.