Violences autour du match OL-HAVRE : trois hommes interpellés à OL-HAC
Dans le sillage du match nul de l’Olympique lyonnais contre le Havre le week‑end dernier, un couple a été agressé à la sortie du stade. Ce vendredi, une source policière a confirmé à l’AFP que trois hommes, dont l’un déjà connu pour des faits liés aux stupéfiants, ont été placés en garde à vue pour les violences.
Déclarations de la victime
Meriem Bouchedda, élue de Rillieux-la-Pape pour l’Union de la gauche et des écologistes, et son conjoint ont indiqué sur les réseaux sociaux avoir d’abord subi des insultes racistes avant d’être frappés. Pour l’instant, aucune preuve ne permet d’établir le caractère raciste de l’agression. Le couple a reçu une prescription de quinze jours d’interruption temporaire de travail.
Enquête et mesures de sécurité
Le même soir, deux autres personnes, dont un jeune homme de dix‑sept ans, ont également été rouées de coups aux abords du stade. Les premiers éléments de l’enquête évoquent une rixe entre deux groupes de supporters antagonistes, avec une vingtaine de personnes présentes de chaque côté. Le parquet a ouvert deux enquêtes pénales distinctes pour violences aggravées entraînant une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.
Face à ces faits, les autorités ont renforcé le dispositif policier pour le prochain match de Ligue 1, OL‑Auxerre, prévu vendredi à dix‑neuf heures au Groupama Stadium. Le préfet Étienne Guyot a décidé de déployer davantage de policiers et de mobiliser la CRS 83, unité spécialisée dans les violences urbaines.
La maire de Décines‑Charpieu, Laurence Fautra, a déclaré à l’AFP qu’elle espère que l’OL prendra la mesure des faits, assumera ses responsabilités et fera le ménage parmi ses supporters. Le club a publié un communiqué affirmant son engagement à une tolérance zéro envers les violences, le racisme, le sexisme et toutes les discriminations, et a indiqué son intention de se constituer partie civile aux côtés des victimes.