Coupe du Monde
Yoann Gourcuff, la vérité sur la Coupe du monde 2010

Six ans après la débâcle de Knysna, le documentaire de Netflix a relancé le débat sur le traitement réservé à Yoann Gourcuff lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, où les Bleus furent éliminés dès la phase de groupes et où le milieu breton aurait subi un harcèlement de la part de certains cadres.
Un environnement hostile dès le départ
Les médias ont rapidement présenté le milieu breton comme le successeur de Zinedine Zidane. Cette mise en avant a heurté un vestiaire déjà tendu, où le capitaine Patrice Evra et d’autres cadres ont opposé une forte résistance à Gourcuff.
Pierre Ménès a confirmé récemment que Gourcuff vivait une fracture profonde avec ces cadres, dont Evra. Le joueur aurait même exprimé son incapacité à jouer, estimant être boycotté par ses coéquipiers.
Les révélations de Pierre Ménès
Ménès a déclaré :
« Yoann Gourcuff, c’est l’histoire d’un mec qui s’est fait abattre psychologiquement par des joueurs malsains de l’équipe de France. Ce que le documentaire de Netflix ne montrait pas du tout. »
Il a ajouté que les joueurs ciblant Gourcuff étaient :
« Les mecs qui voulaient sa peau, c’était Nicolas Anelka, Abidal, Patrice Evra et Florent Malouda. »
Il a aussi critiqué la charge imposée à Franck Ribéry, soulignant l’injustice :
« Gourcuff faible mentalement ? Quand tu sais ce qu’il a vécu en Afrique du Sud, il y en a d’autres qui seraient devenus très faibles aussi… On a beaucoup chargé Franck Ribéry, et ce n’est pas juste. »
Selon lui, Florent Malouda a confronté Raymond Domenech avant le premier match contre l’Uruguay, déclarant ne pas vouloir défendre pour Gourcuff :
« Malouda est allé voir Raymond Domenech et lui a dit qu’il voulait bien défendre pour Zinedine Zidane, mais pas pour Gourcuff. Domenech a alors décidé que le joueur ne jouerait pas. Gourcuff a ensuite déclaré qu’il était boycotté, mais aucune vidéo ne pouvait le prouver. »
Pour conclure, Ménès a résumé la situation :
« Voilà, les mecs l’appelaient ‘la nouvelle star’, il était trop beau, trop bien élevé… Il a été fracassé par des voyous, qui s’en sortent encore très bien aujourd’hui. »