Killian Corredor transforme le bruit des réseaux sociaux en carburant à Nantes
La première séance d'entraînement du FC Nantes était à peine terminée lorsque Killian Corredor a lancé sa demande inhabituelle aux supporters. L'attaquant de 25 ans, engagé pour renforcer l'attaque, veut le bruit — bon ou mauvais — après chaque match. « J'aime être taquiné », a-t-il déclaré à So Foot. « Beaucoup de joueurs évitent les réseaux sociaux après les matchs. Je fais le contraire. Même si je prends des coups, ça ne me dérange pas. »
De retour en France après deux saisons en Allemagne avec le SV Darmstadt 98, Corredor entame un nouveau chapitre à Nantes. Son passage à Darmstadt lui a apporté de l'expérience dans une ligue et une culture footballistique différentes, le préparant à ce retour. Le club attend de lui de l'intensité, notamment dans le dernier tiers du terrain.
La mentalité de Corredor repose sur la confrontation. Il considère la critique non pas comme une distraction mais comme du carburant. « Cela me motive encore plus et me donne envie de faire taire certaines bouches », a-t-il déclaré. « La meilleure réponse se trouve toujours sur le terrain — aussi simple que cela. »
L'approche de l'attaquant correspond aux besoins de Nantes. Le club l'a recruté pour son pressing, sa production offensive et sa capacité à accélérer le tempo dans les zones d'attaque. Son habitude d'utiliser les réseaux sociaux n'est pas un hasard ; c'est une partie de son avantage compétitif.
« Je me fiche des commentaires », a ajouté Corredor. « Qu'ils soient positifs ou négatifs, ils me poussent tous à m'améliorer et à répondre par mes performances. »
À 25 ans, il arrive à Nantes avec une mission claire : faire taire les doutes par l'action. Les Canaris comptent sur son style implacable pour donner du mordant à leur attaque.
Son attitude sans filtre constitue un contraste rafraîchissant dans un sport souvent façonné par la gestion de l'image. Pour Corredor, le rectangle vert est le seul endroit qui compte.
« J'aime consulter les réseaux sociaux après les matchs », a-t-il déclaré. « Même quand ça fait mal, ça me nourrit. »