Le pari de l'entraîneur de l'Algérie : le double discours de Félix Sánchez brise la confiance
En quelques heures, Félix Sánchez est passé du favori principal à un candidat sérieusement affaibli pour remplacer Vladimir Petkovic en tant qu'entraîneur de l'équipe nationale d'Algérie, après que la chaîne locale El Hayat a annoncé lundi qu'un accord sur les principales conditions de sa nomination avait été conclu.
Confiance ébranlée par les négociations doubles
La Fédération algérienne de football (FAF) a depuis remis le dossier sur la table, invoquant un doute central qui dépasse les considérations financières : la fédération peut-elle encore accorder toute sa confiance au technicien espagnol ?
Selon l'édition arabe d'Africafoot, Sánchez a entamé des négociations avec la Corée du Sud le même jour où un accord aurait été trouvé avec l'Algérie, une démarche qui a détérioré les discussions et soulevé des questions sur son engagement.
La Corée du Sud, quant à elle, recherche également un nouveau sélectionneur après la démission de Hong Myung‑bo suite à la Coupe du monde, ce qui ajoute de la pression aux discussions parallèles de Sánchez.
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Walid Sadi, le président de la FAF, aurait été mécontent de l'approche double et aurait été incité par ses proches conseillers à ne pas précipiter la nomination ; le journaliste Mohamed Nedjari a relayé ces mises en garde, soulignant que la candidature de Sánchez n’a jamais bénéficié d’un soutien unanime.
L’évaluation de vendredi a mis en avant le profil de Sánchez – un quinquagénaire dont la philosophie d’entraînement s’est forgée au FC Barcelone, une expérience internationale et une adhésion à l’école espagnole privilégiée par la fédération – mais son mandat en tant que sélectionneur du Qatar lors de la Coupe du monde 2022 l’avait déjà placé sous une intense surveillance.
Les rapports du Gazette du Fennec ont cité des joueurs algériens qui ont travaillé avec lui au Qatar, le décrivant comme compétent mais rigide et moins persuasif dans la gestion humaine ; son manque d’expérience du football africain est perçu comme un risque à l’approche de la CAN 2027, malgré son triomphe à la Coupe d’Asie 2019 avec le Qatar.
Le « non » de l’Algérie n’est pas un rejet officiel mais indique la perte de l’avantage dont bénéficiait Sánchez, rouvrant le processus de sélection où des noms comme Rafael Benítez et Tom Saintfiet pourraient réapparaître, et incitant Sadi à éviter une décision précipitée après que la confiance s’est fissurée avant toute signature.