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Ouganda secoué après le meurtre de l'ex‑star David Owori exige mesures
David Owori, 27 ans, a été attaqué près de son domicile à Makindye, une banlieue de Kampala, mardi soir lorsqu’il a refusé de remettre son smartphone. Les agresseurs l’ont frappé avec des pierres de la rue, le laissant inconscient, et il est décédé le lendemain à l’hôpital des suites de graves blessures au cou et à l’abdomen. Ce meurtre a plongé l’Ouganda dans l’agitation, le public réclamant une répression sévère du crime.
Owori était un ancien international ougandais et capitaine du SC Villa, le club le plus titré du pays avec dix‑sept championnats de ligue. Il était considéré comme le « favori Google » d’Owori et une figure de proue du championnat national, notamment lors de la saison championne 2024 du club. Sa carrière comprenait également des passages en Europe avec le Vélez en Espagne et l’Utsiktens BK en Suède.
Selon la police, l’assaut a eu lieu mardi soir près de la résidence d’Owori à Makindye. Le groupe de voleurs visait son smartphone, ce qui a déclenché la confrontation violente. Le rapport de police a confirmé que le mobile était le vol de l’appareil.
Des témoins ont déclaré qu’Owori a tenté de se défendre mais a été submergé par les agresseurs qui lançaient des pierres. Après l’attaque, les auteurs se sont enfuis avec ses effets personnels tandis qu’il restait inconscient. Il a été transporté à l’hôpital, où il a succombé à ses blessures le jour suivant.
« David n’était pas seulement un footballeur. Il était un leader et une inspiration pour toute une génération », a écrit la fédération ougandaise de football. « Le courage, l’humilité et la passion étaient ses valeurs en tant que capitaine du SC Villa, et dans le maillot de l’équipe nationale il portait l’espoir d’une nation. »
Le parlement ougandais a observé une minute de silence en sa mémoire. Les citoyens ont exprimé leur inquiétude face à l’incapacité du gouvernement à endiguer la montée d’un crime de plus en plus brutal, réclamant des mesures plus dures et une approche plus stricte envers les délinquants.
Owori est le deuxième athlète bien connu à mourir violemment cette année ; début juin, le joueur de rugby Sydney Gongodyo, également âgé de 27 ans, a été tué après avoir été attaqué par une foule nombreuse. Ces tragédies consécutives ont accentué l’anxiété du public.
Les coéquipiers se sont réunis jeudi pour un adieu émouvant, et les foules se sont rassemblées pour pleurer la perte de la star bien-aimée. Glenn Van Snick, journaliste sportif chez HLN7, a rapporté que la nation s’est unie dans le deuil, soulignant l’impact profond du décès d’Owori sur la société ougandaise.