Coupe du Monde
Privatiser la Coupe du Monde : le plan rebelle d'Infantino secoue les alliés
Dans un couloir silencieux du Waldorf‑Astoria, les hauts responsables du football chuchotaient alors que Gianni Infantino dévoilait un projet extravagant de privatisation de la Coupe du Monde – un plan qui se prépare depuis plus d’un an et trouve ses origines dans la Coupe du Monde des Clubs de l’an dernier aux États‑Unis. La révélation, faite pendant le week‑end de la finale de la Coupe du Monde, a donné le ton à une tempête de controverse.
Selon des initiés, le projet était si secret que même le cercle intime d’Infantino et ses plus proches conseillers à la FIFA n’en étaient pas informés, une confidentialité qui a aggravé des alliés clés comme la Confédération asiatique de football. L’absence de briefing interne a laissé la Confédération se sentir mise à l’écart dans une décision qui pourrait remodeler le football mondial.
De nombreux observateurs soupçonnent que le plan a été élaboré avec des intérêts financiers liés à la famille élargie de Donald Trump, un lien qui explique la proximité du businessman Josh Kushner. Cette supposée connexion a ajouté une dimension politique à la proposition déjà controversée.
Le projet est décrit comme un « projet unilatéral d’Infantino », certains administrateurs du football accusant le président de la FIFA de « faire cavalier seul ». Ces mots font écho à la réaction stupéfaite et furieuse des responsables qui avaient auparavant tenté de rester politiquement pragmatiques vis‑à‑vis d’Infantino.
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Des sources de haut niveau soulignent qu’un grand nombre de personnes travaillent sur le plan et qu’il est soutenu par beaucoup d’argent, les premiers détails s’étant échappés via le secteur financier. À la veille du match Espagne‑Argentine, on s’attendait même à une grande annonce, pourtant Infantino est resté muet lorsqu’on l’a mis sous les projecteurs au MetLife Stadium.
L’UEFA a réussi à rassembler des détails concrets et à informer les autres membres du Conseil de la FIFA après que les rumeurs du milieu financier se soient répandues. La publication du plan dans le Times un mardi après‑midi a contraint la FIFA à faire une annonce précipitée, malgré le fait que le projet nécessite encore un travail substantiel et qu’Infantino n’en ait pas discuté avec aucun membre du Conseil.
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Bernd Neuendorf, le président de la DFB allemand, a publiquement exprimé la colère de nombreux responsables en apprenant le plan via les médias, soulignant le contournement des protocoles habituels par Infantino. Les membres du Conseil exigent désormais des réponses sur la manière dont la décision a été prise, qui sont les partenaires financiers privilégiés, et qui a donné à Infantino le mandat.
Ce plan soulève des questions fondamentales de gouvernance, Infantino encadrant son rôle en termes de « responsabilité fiduciaire » alors que la FIFA est une organisation à but non lucratif. Les clubs européens sont stupéfaits que leur protocole d’accord (Memorandum of Understanding) semble avoir été contourné, une mesure qui pourrait nécessiter une renégociation complète de la mise à disposition des joueurs et indique un glissement vers une gouvernance par fiat, potentiellement en train de remodeler l’avenir de la Coupe du Monde 2026.