Coupe du Monde
Droits TV : Ligue 1 subit un gouffre de revenus, 78,5 M€ disparus
Alors que le calendrier politique approche, les droits TV de la Ligue 1 refont surface, rappelant aux supporters qu’ils ont été éclipsés par la Coupe du Monde, les incendies et les vacances. Pour la deuxième saison consécutive, Ligue 1+ lance son nouveau pack éclatant, tandis que la LFP continue de chercher une solution de revenus plus viable.
Lancement de Ligue 1+
Les nouveaux consultants vedettes Philippe Mexès, Clément Grenier et Abou Diaby ont rejoint l’équipe à l’antenne, préférant parler du jeu plutôt que de l’argent. Le design tout neuf et impersonnel a été présenté le week‑end dernier, complet avec des costumes bleu marine et les mêmes graphismes caoutchouteux, offrant l’excitation typique d’un lancement frais. Les inquiétudes financières planent : les 78,5 millions d’euros initialement versés et l’indemnité de 85 millions d’euros seront tous deux absents, selon L’Équipe, laissant les clubs avec des recettes bien inférieures aux prévisions. Olivier Bramly, directeur général de LFP Media, a qualifié le nouveau pack « une véritable assurance‑vie » lors d’une interview à l’AFP mardi, félicitant les clubs pour leur adoption de contenus immersifs.
Le successeur de Nicolas de Tavernost a annoncé qu’un appel d’offres pour les droits TV de la Ligue 1 sera lancé dans les semaines à venir. Bien que la période de couverture exacte n’ait pas été divulguée, L’Équipe suggère que l’intervalle pourrait être 2029‑2034, notant que les clubs auraient du mal à survivre trois années supplémentaires sans revenus télévisuels substantiels.
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Lors d’un été marqué par l’accord La Liga‑Disney+, Bramly a déjà rencontré des dirigeants d’Apple, Netflix, Amazon et Paramount, signalant l’intérêt des grandes plateformes numériques. Il a décrit cette prise de contact comme une opération de séduction précoce, testant le marché à la recherche de partenaires fiables au‑delà des épisodes précédents.
Avant tout, Canal+ reste une présence constante. Après une réunion récente entre Maxime Saada et Vincent Labrune, une nouvelle discussion impliquant le président du conseil d’administration de Canal+ et Bramly a renforcé l’ambition de la chaîne de sécuriser une vente en lot unique des droits, se positionnant comme le seul sauveur du football français.
L’exercice pourrait devenir le pire jamais connu pour les clubs en termes de revenus, le pack Ligue 1+ étant présenté comme au moins une bouée de sauvetage. Pourtant, sans les contributions de CVC, les principaux acteurs pourraient se retrouver en danger, soulignant le paysage financier fragile qui entoure la saga des droits TV.