Coupe du Monde
Infantino atterrit en Colombie, la crise globale du football s'aggrave
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est arrivé à Cali aujourd’hui pour assister à l’inauguration du nouveau président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, au milieu d’une crise qui s’accentue au sein de l’organe mondial du football à propos de la tentative avortée de privatiser ses compétitions, dont la Coupe du Monde.
Infantino a été accueilli à l’aéroport, souriant, aux côtés d’Alejandro Domínguez, le président paraguayen de la CONMEBOL, la confédération sud‑américaine de football qui l’a publiquement soutenu jeudi contre la position conflictuelle menée par l’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football.
La Fédération colombienne de football fait partie des associations membres de la CONMEBOL, et son soutien à Infantino contraste avec l’opposition soutenue de l’organe européen au plan de privatisation. L’UEFA a réitéré jeudi sa menace de boycottage des Coupes du Monde malgré le retrait de la proposition controversée par la FIFA et ses excuses publiques la veille.
À huit mois de la fin de son mandat et avec des élections prévues pour mars 2027 — actuellement sans candidats déclarés autre qu’Infantino lui‑même — le président de la FIFA fait face à une pression intense, notamment de la part de l’UEFA.
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Lors d’un festival de football pour enfants à Cali, Infantino a déclaré à des dizaines d’enfants en maillots de football qu’il était « heureux » d’être là. « Le football, c’est la joie, le football, c’est le bonheur, le football, c’est l’unité », a‑t‑il affirmé.
« Regardez toujours ces enfants dans les yeux, même s’ils se moquent de ce que nous disons, de ce que nous parlons, de tout cela ; l’important, c’est que nous fassions tout le possible pour que ces filles et ces garçons puissent profiter du sport le plus magique », a‑t‑il ajouté.
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Abelardo de la Espriella, 48 ans, a prêté serment en tant que président de la Colombie vendredi. Élu le 21 juin, il représente l’extrême droite et est un allié du président américain Donald Trump, avec qui Infantino entretient des liens étroits.
La crise à la FIFA tourne autour de la tentative abandonnée de transférer le contrôle commercial de ses tournois, dont la Coupe du Monde, à des investisseurs privés. Le soutien de la CONMEBOL à Infantino souligne une fente grandissante au sein de la gouvernance mondiale du football quant à l’orientation future du modèle économique du sport.