Yannick Cahuzac, nouveau coach du RC Lens, s’inspire de Franck Haise

Trois semaines après avoir succédé à Dino Toppmöller, le coach de 41 ans Yannick Cahuzac dirige son deuxième match à la tête du RC Lens, contre le Sporting CP à Bollaert, après une trêve internationale ; son premier test, face à Monaco, s’est soldé par une défaite 2‑1.
Un projet né à Toulouse
C’est à Toulouse, vers la fin de sa carrière de joueur à 33 ans, que Yannick Cahuzac a commencé à envisager une reconversion. Sentant que ses jambes répondaient moins bien, il a commencé à regarder le football sous un autre angle. « C’est à cette période‑là que j’ai commencé à me poser des questions sur mon après en tant que joueur », raconte‑il.
Il a ensuite tiré profit de la diversité des entraîneurs sous lesquels il a évolué, parmi eux Franck Haise, Régis Le Bris et Olivier Pantaloni. Ces mentors lui ont permis d’affiner ses idées et de « embêter » les coachs avec ses interrogations sur le jeu. Cette période d’apprentissage a posé les bases de son futur projet d’entraîneur.
Six ans plus tard, le 15 septembre, Yannick Cahuzac a été nommé entraîneur du Racing Club de Lens, succédant à Dino Toppmöller. C’est sa première expérience en tant que numéro 1, avec en prime la perspective de la Ligue des champions. Il a ainsi pris les rênes d’un club historique du football français.
En parallèle de son poste, Cahuzac poursuit son Brevet d’Entraîneur de Football Professionnel (BEPF) et bénéficie d’un aménagement pour concilier formation et entraînement. Ce mardi, il a pu diriger ses joueurs contre le Sporting CP à Bollaert, bien que ses cours aient été reportés au lendemain. Cette flexibilité montre son engagement à progresser tout en assumant ses responsabilités.
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Pour son premier match, il n’a disposé que trois jours de préparation face à Monaco, rencontre qui s’est soldée par une défaite 2‑1. Dans ces conditions, il était difficile de tirer des conclusions claires sur son travail. Néanmoins, la trêve internationale qui a suivi lui a offert près de trois semaines pour installer ses idées, malgré le départ de nombreux joueurs vers leurs sélections.
Une identité à construire
« Je veux vraiment qu’on crée notre propre identité, qu’on soit concentré sur nous », explique Cahuzac. Il souhaite d’abord imposer des principes de jeu et des repères communs avant d’adapter le plan de jeu à chaque adversaire. Cette approche vise à éviter de changer de visage chaque week‑end en fonction de l’adversaire.
Le défenseur lensois Jonathan Gradit, ancien coéquipier et adjoint de Franck Haise, décrit Cahuzac comme « très calé, qui regarde beaucoup l’adversaire » et doté de convictions claires avec le ballon. Il rappelle que, même en fin de carrière, le futur entraîneur observait attentivement les consignes de ses coachs. Selon Gradit, « Franck Haise demandait beaucoup de conseils à Yannick Cahuzac », preuve de la fibre tactique déjà présente.
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Olivier Pantaloni, qui a travaillé quotidiennement avec Cahuzac lorsqu’il était adjoint, souligne son intelligence de jeu et sa capacité à mettre en place des solutions qui perturbent les adversaires. Il ajoute que le travail quotidien a montré « un entraîneur qui réfléchit énormément ». Les journées de Cahuzac sont rythmées : arrivée vers 8 h à la Gaillette, départ entre 18 h et 19 h.