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Défi silencieux de Zidane : refus du brassard de capitaine pour Desailly

🇫🇷 Par 4AllFootball ·

Zinédine Zidane, déjà doté de l’aura, du talent et de l’influence nécessaires pour être le capitaine de l’équipe nationale française, a refusé le brassard de capitaine lorsque l’opportunité s’est présentée sous le nouveau sélectionneur des Bleus, Jacques Santini, à Madrid, insistant pour que Marcel Desailly reste capitaine tant qu’il poursuivrait sa carrière internationale.

Dans un témoignage rapporté par L’Équipe, la décision est décrite comme un choix méconnu qui révèle sa relation à la hiérarchie et sa loyauté envers Marcel Desailly. Il met en lumière la façon dont Zidane privilégiait les rôles établis à l’ambition personnelle.

Santini raconte que son premier long échange avec Zidane a eu lieu à Madrid, où il envisageait de confier le capitaine à Zidane après la Coupe du Monde 2002. La fédération française espérait que le vainqueur du Ballon d’Or 1998 assumerait naturellement ce rôle.

Zidane a immédiatement posé une condition : tant que Desailly poursuivrait sa carrière internationale, le brassard devait rester avec lui, et Zidane se contenterait du rôle de vice‑capitaine. Il a refusé de se placer devant Desailly dans la hiérarchie.

Santini admet aujourd’hui qu’il regrette de ne pas avoir poussé la question plus loin ; Desailly a ensuite connu un Euro 2004 difficile, tandis que Zidane est resté le leader technique et symbolique de l’équipe. Ce contraste souligne l’influence de Zidane sans autorité formelle.

Le Ballon d’Or 1998 n’a pas nécessité de signe extérieur d’autorité pour que Zidane influence le groupe ; son influence découlait de son statut, de ses performances et du respect qu’il inspirait. Son leadership était ancré dans l’excellence sur le terrain plutôt que dans un insigne.

Cet épisode illustre la vision particulière de Zidane du leadership : il privilégiait les rôles établis, était réticent à revendiquer publiquement un pouvoir supplémentaire, et n’a jamais fondé son leadership sur un titre ou un brassard. Il a montré un attachement constant à la hiérarchie au sein du vestiaire.

À un moment où il pourrait un jour diriger les Bleus, cette culture de la hiérarchie pourrait façonner la manière dont il choisira et protégera son propre capitaine. Les décisions futures pourraient refléter le même respect de l’ordre établi qui a guidé sa propre position.

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