Premier League
L'OL vise un afflux tardif de la Premier League d'anciens joueurs
L'Olympique Lyonnais (OL) pourrait percevoir un gain différé de plus de 15 millions d’euros grâce aux accords de Premier League impliquant les anciens milieux de terrain Bruno Guimarães et Bradley Barcola, malgré le fait qu'aucun membre de l'effectif actuel n'ait été vendu cet été. Le club, qui a entamé la saison sous un prisme financier prudent, anticipe désormais cet argent sans nouvelles négociations.
L'été lyonnais a commencé sous le signe de la prudence. Des finances contraintes, un recrutement limité et l'absence d'une perspective commerciale majeure ont obligé les Lyonnais à compter chaque euro. L'OL semblait condamné à une approche frugale.
Deux transferts concernant d'anciens joueurs pourraient néanmoins renverser ce scénario. Sans se séparer d'aucun joueur actuel, le club peut maintenant espérer récupérer plus de 15 millions d’euros. La première somme proviendrait de Bruno Guimarães.
Selon Le Progrès, Arsenal est proche de signer le milieu de terrain brésilien pour 93 millions d’euros. Lorsque Guimarães a quitté pour Newcastle en janvier 2022, Lyon avait négocié une clause de 20 % sur tout futur bénéfice ; les Magpies ont payé 50,1 millions d’euros, générant un gain de 42,9 millions d’euros, dont la part de l'OL serait de 8,58 millions d’euros.
La clause s'active automatiquement si le transfert se concrétise aux conditions annoncées, ce qui signifie qu'aucune nouvelle négociation n'est requise. Guimarães avait été recruté pour environ 20 millions d’euros en 2020 et a déjà généré plus de 50 millions d’euros de valeur deux ans plus tard, prolongeant la rentabilité d'un investissement très apprécié.
La deuxième source de revenu potentielle est Bradley Barcola, également produit du centre de formation lyonnais. Le PSG le valorise à 170 millions d’euros, tandis que Liverpool pourrait proposer une offre inférieure ; bien que l'OL n'ait fixé aucun pourcentage de revente en 2023, le mécanisme de solidarité de la FIFA accorderait au club environ 6,5 millions d’euros à ce prix.
Combinés, les deux mécanismes rapporteraient approximativement 15,1 millions d’euros au club basé sur le Rhône, transformant un été autrement morne en un trésor différé. Une ironie apparaît : la vente de Barcola a eu lieu sous la présidence de John Textor, tandis que la clause Guimarães remonte à l’ère Jean‑Michel Aulas, et le paiement de solidarité n’est pas lié à Textor.
Le crédit et les millions devront donc être répartis entre les différents acteurs, reflétant la nature en couches de la reprise financière du club.